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Posted on 11 Juil 2017

Tout sur la fécondation in vitro (FIV)

Tout sur la fécondation in vitro (FIV)

Qu’est ce qu’une Fécondation in vitro (FIV) ?

La technique consiste en une fécondation qui se fait à l’extérieur du corps de la femme, dans un milieu de culture dont la composition  est  proche de l’environnement naturel des trompes.
Pour  y  parvenir, on  utilise  les  ovocytes (ovules)  et les spermatozoïdes des conjoints. La fécondation se fait dans des éprouvettes d’où le terme « in vitro » (en opposition à in vivo dans le corps …).

 Quatre étapes

La stimulation ovarienne

Tout comme pour les inséminations artificielles, la femme prend un traitement de stimulation ovarienne. Celui ci est plus fortement dosé de façon a obtenir plusieurs follicules. Ce traitement favorise la sélection et le développement jusqu’à maturation de plusieurs follicules dans les ovaires de la femme. Les follicules une fois arrivés à maturité, une injection unique d’hormone hCG provoque l’ovulation qui survient environ 36 heures après. C’est alors que le gynécologue  procède à la ponction des ovocytes.

Prélèvement des ovocytes

Par échographie, le gynécologue compte les follicules arrivés à maturation à la surface de l’ovaire. Il prélève le contenu des follicules à l’aide d’une aiguille. Cette ponction, réalisée environ 36 heures après le déclenchement de l’ovulation, nécessite une hospitalisation  de 12 heures et se fait sous anesthésie générale de courte durée.  Le médecin compte alors le nombre de follicules récupérés. Après une stimulation ovarienne, on recueille souvent entre 5 et 10 ovocytes.

Fécondation in vitro

Le jour même de la ponction, l’homme donne son sperme au laboratoire pour que celui-ci soit préparer Les meilleurs spermatozoïdes sont sélectionnés puis placés dans un milieu de culture avec les ovocytes. Le tout est placé dans un incubateur à 37°C.

 Transfert des embryons dans l’utérus

Cette technique est très semblable à celle de l’insémination artificielle. Les embryons qui baignent dans une goutte du milieu de culture sont aspirés dans un cathéter fin et souple et introduits dans l’utérus. Cette intervention est indolore et ne nécessite pas d’hospitalisation.

Combien d’embryons sont transférés ?

Le nombre d’embryons transférés est discuté avant le transfert avec l’équipe médicale. Le choix possible se situe entre 1 et 2, exceptionnellement 3. Toutefois, afin d’éviter au maximum les grossesses multiples le choix final se fera, en accord avec le couple, en tenant compte d’un certain nombre de paramètres, comme :
– l’age de la conjointe
– le rang de la tentative
– la qualité des embryons
– le taux de fécondation de la tentative en cours…
Les embryons surnuméraires (non utilisés) de bonne qualité seront congelés.

Parfois, le biologiste pourra proposer un transfert embryonnaire à 5 jours. C’est-à-dire que la culture embryonnaire est prolongée jusqu’à un stade plus avancé : les embryons transférés seront alors appelés des blastocystes. On transfert généralement 1 seul blastocyste, quelquefois 2.

Y a t’il des risques ?

Lors  de la stimulation  ovarienne, il peut y avoir un risque d’hyperstimulation. Elle est rare et se manifeste par des douleurs dans le bas du ventre avec une augmentation du volume de l’abdomen, associé ou non à des nausées, des vomissements et à une prise de poids. Vous devez alors contacter immédiatement votre gynécologue.
Les complications telles que les fauches couches spontanées, les grossesses extra-utérines et les malformations sont du même ordre que pour les grossesses naturelles.

Taux de réussite de la FIV
Toutes indications et ages confondus, le pourcentage de chance d’obtenir une grossesse est de 25% environ par ponction et de 30% par transfert d’embryon(s).
Sur 100 grossesses débutantes, il y en aura un peu plus de 75 qui aboutiront à une naissance.

Enfin, il existe une plus grande prématurité chez les enfants nés de FIV, comparés aux enfants nés naturellement.  En FIV on obtient pratiquement toujours des embryons mais certains embryons ne s’implantent  pas sans que l’on en connaisse la raison.

Il n’y a quasiment plus de risque de grossesse multiple car deux embryons au maximum sont implantés. Si l’on obtient plus de deux embryons, ils sont congelés.

On obtient en FIV le même taux de grossesse qu’en fécondation naturelle, soit environ une chance sur trois par cycle.

Un peu d’histoire

Imaginée et mise au point dans les années 70, la fécondation in vitro n’a été opérationnelle qu’à partir des années 1980. Sa technique fut développée en Grande-Bretagne par les docteurs Patrick Steptoe et Robert Edwards et a permis la naissance du premier « bébé-éprouvette », Louise Brown, le 25 juillet 1978. En France,  c’est la petite Amandine née le 24 février 1982 à l’hôpital Antoine Béclère de Clamart (Hauts-de-Seine) qui a vu le jour grâce à la technique de fécondation in vitro, réalisée grâce à la collaboration du biologiste Jacques Testart et du gynécologue René Frydman.

Zoom sur la technique de Maturation In Vitro (MIV)
Contrairement à une fécondation in vitro classique où les ovocytes sont recueillis après une stimulation ovarienne à un stade mature, la technique de maturation in vitro utilise des ovocytes immatures. Lors de la ponction, tous les follicules sont aspirés, même ceux de petite taille. La fin de la maturation se fait in vitro. Cette variante de la FIV classique s’adresse aux femmes souffrant de dystrophies ovariennes, ou d’ovaires polykystiques.

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