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Publié le 10 Août 2017

L’ICSI révolutionne la fertilité masculine

L’ICSI révolutionne la fertilité masculine

Cette technique est une variante de la fécondation in vitro.  Elle est apparue dans les années 90 et concerne essentiellement le traitement de l’infertilité masculine. Elle a permis de résoudre de nombreux problèmes d’infécondité jusqu’à là sans autre solution que le recours au don de sperme.

Un seul spermatozoïde suffit

L’injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes, appelée ICSI (Intra Cytoplasmic Sperm Injection), consiste à féconder in vitro l’ovule avec un seul spermatozoïde ! En fécondation in vitro classique, l’ovocyte est mis en contact avec plusieurs spermatozoïdes en attendant que la fécondation se produise. Avec cette technique, le meilleur spermatozoïde est sélectionné et injecté directement dans l’ovule. Cela veut dire que même si le sperme est de mauvaise qualité, il suffit qu’il y ait un seul spermatozoïde normal pour pouvoir féconder l’ovocyte.

Pour qui ?

La fécondation in vitro avec micro-injection concerne les couples confrontés à une stérilité masculine severe, c’est-à-dire des spermatozoïdes inférieurs à un million, peu mobiles, et anormaux en grande proportion… Elle peut être préconisée après une absence de fécondation en FIV classiques.

Même protocole que pour une FIV classique

Le traitement de stimulation ovarienne pour la femme est le même que pour une FIV classique, avec des injections, une surveillance par dosages hormonaux et échographies de la maturation des follicules, déclenchement de l’ovulation et intervention dans les 36 heures. L’homme donne son sperme au laboratoire en même temps que se fait le prélèvement d’ovocyte. La différence se situe dans le traitement du sperme.  Pour l’ICSI  le biologiste va sélectionner un seul spermatozoïde. C’est celui-là qui va être directement injecté dans l’ovocyte. Cette micro-injection s’effectue sous microscope avec un matériel de grande précision car le spermatozoïde doit être injecté dans un endroit précis de l’ovocyte. Cette intervention est délicate et doit être pratiquée par un expert.

Le transfert d’embryon se fait dans les 48/72heures par voie naturelle, sans préparation particulière de la patiente, à l’aide d’un cathéter très fin. Après le transfert, il est recommandé de se reposer quelques instants avant  de repartir.

Le nombre d’embryons transférés sera rediscuté, avant le transfert, avec l’équipe médicale. Le choix possible se situe toujours entre 1 et 2. Toutefois, afin d’éviter au maximum les grossesses multiples le choix final se fera, en accord avec le couple.

Les embryons surnuméraires de bonne qualité seront congelés.

Y a –t-il des risques ?
Cette technique fait parfois peur. Certains considèrent qu’elle force la nature en obligeant de force un spermatozoïde à féconder l’ovocyte. Pourtant, il n’y a pas plus de risques que pour une fécondation in vitro classique : lors  de la stimulation  ovarienne, il peut y avoir un risque d’hyperstimulation et

Les complications telles que les fausses couches spontanées, les grossesses extra-utérines et les malformations sont du même ordre que pour les grossesses naturelles.

Résultats
Toutes indications et âges confondus, le pourcentage de chance d’obtenir une grossesse est de 30% environ par ponction.
Sur 100 grossesses débutantes, Il y en aura un peu plus de 75 qui aboutiront à une naissance.
72% des grossesses sont uniques, 20% sont gémellaires.

L’IMSI : une ICSI haute définition

L’IMSI est la même technique que la fécondation in vitro avec micro injection, mais cette fois, le biologiste traite les spermatozoïdes avec un plus fort grossissement. En zoomant ainsi, il peut visualiser plus précisément la tête du spermatozoïde, c’est elle qui contient l’ADN. Le biologiste peut donc mieux sélectionner les spermatozoïdes normaux de ceux présentant une anomalie chromosomique.

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