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Publié le 28 Août 2017

Je n’arrive pas à tomber enceinte, dois-je m’inquiéter?

Je n’arrive pas à tomber enceinte, dois-je m’inquiéter?

Vous faites l’amour régulièrement, vous êtes jeunes,  pourtant vous n’êtes toujours pas enceinte. L’impatience vous gagne. Et si quelque chose n’allait pas ? Avant de vous imaginer le pire, sachez que la fécondité naturelle d’un couple est d’à peine 30%, c’est-à-dire qu’à chaque cycle, si vous faites l’amour régulièrement environ deux ou trois fois par semaine, vous avez une chance sur quatre de tomber enceinte. Pas plus !

La question de savoir s’il faut consulter ou pas dépend en fait de l’âge. Si les deux moitiés du couple ont moins de trente ans et qu’ils n’ont pas conçu en un an (fausse-couche incluse), il est préférable d’en rechercher la cause. Ce n’est pas pour autant que c’est grave. Le fait d’avoir des cycles irréguliers pour une femme complique le repérage de la période fertile et rend plus difficile la conception. Le médecin pourra alors aider la femme à mieux se connaître et à déterminer sa période fertile en repérant son ovulation. Cela suffit souvent à aider le couple.

Pour les femmes qui ont plus de 38 ans, si le délai moyen de conception est de deux ans, il est parfois conseillé de consulter en prévention. En effet, si la femme attend deux ans avant de consulter, elle se retrouve à 40 ans à un âge où ses chances sont encore plus faibles qu’à 38 ans. Se posera à elle le problème de la prise en charge car certains centres de procréation médicale assistée imposent des limites d’âge. Elle se rapproche aussi de la limite maximale fixée par la loi qui est de 43 ans.

En général, il est donc conseillé de consulter au bout d’un an pour des couples jeunes, de deux ans pour les couples entre trente et trente-cinq ans, un an pour les couples plus âgés. Avant cette période, l’inquiétude n’est souvent pas justifiée.

En revanche, s’il existe au sein du couple un antécédent médical, il vaut mieux consulter pour en discuter avec le gynécologue. Par exemple, si la mère d’un des deux adultes du couple a pris du distilbène,  si le père de l’homme a eu des troubles de la fertilité, si l’homme a subit des chocs testiculaires ou a eu les oreillons tardivement…

Le médecin traitant ou le gynécologue ?

En cas de difficulté à procréer, le premier interlocuteur peut être le médecin traitant ou son gynécologue. Les couples ne doivent pas hésiter à leur demander si l’un ou l’autre traite habituellement cette pathologie. Il y a plus de chance pour que le gynécologue ait suivi une formation adaptée et ait le matériel, notamment échographique, pour pouvoir assurer une prise en charge en toute sécurité des couples en difficulté de concevoir. En effet,  les traitements doivent être parfaitement encadrés par des spécialistes. Même certains traitements comme des stimulations ovariennes, réputés légers, ne doivent pas être administrés sans une surveillance adaptée par des spécialistes dûment formés. Quel que soit le bilan et les thérapies envisagées, ils pourront être reconsidérée après discussion avec l’équipe de médecins spécialisés dans la PMA qui prendra le couple en charge et dont les praticiens font l’objet d’un agrément de la part de l’Agence de la biomédecine qui les évalue régulièrement.

Une fausse-couche est-elle un signal d’alarme ?

En médecine on estime que faire une fausse couche n’est pas grave car très fréquent : une femme a 15% de chances de faire une fausse couche et une femme ménopausée sur deux aura fait au moins une fausse couche dans sa vie.  En revanche, faire trois fausses couches est considéré comme pathologique. Il faut alors consulter pour faire un bilan et en comprendre les causes. Faire deux fausses couches n’est pas forcément alarmant, cela dépend du contexte. Si celles-ci s’accompagnent d’une durée d’infertilité longue, cela est pathologique. C’est-à-dire que quelqu’un qui a déjà fait deux fausses couches et que cela fait deux ans qu’il essaie d’avoir un enfant, ce n’est pas normal. Ou alors, s’il y a des trisomiques dans la famille, qu’il y a eu une IVG auparavant ou encore que le père travaille dans la pétrochimie, il est préférable de consulter.

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