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Publié le 4 Août 2017

Tout savoir sur le don d’ovocyte

Tout savoir sur le don d’ovocyte

Si le recours au don de sperme est une pratique ancienne et connue, il est aussi possible de faire appel aux ovocytes d’une autre. Moins connue, cette pratique permet pourtant à de nombreuses femmes d’avoir un enfant.

Le don d’ovocytes a été rendu possible depuis 1983 grâce à la fécondation in vitro, il a été légalisé en France le 29 juillet 1994 avec révision de loi bioéthique le 6 août 2004. Il est gratuit et anonyme.

Pour qui ?

Il est destiné au couple qui souhaite procréer et dont la femme présente généralement une absence ou un épuisement prématuré du capital folliculaire, des anomalies ovocytaires graves, ou dans certains cas une atteinte d’ordre génétique. Selon la loi, les couples receveurs devront aussi signer un consentement à la procréation médicale assistée avec don d’ovocytes et faire la preuve d’une vie commune ou maritale depuis plus de 2 ans.
Ce document doit être signé devant le président du tribunal de grande instance, son délégué ou un notaire.

 Un don anonyme et gratuit

Le couple receveur ne peut connaître la provenance des ovocytes de même que le couple donneur ne peut connaître le devenir des ovocytes. Les donneuses ne peuvent être rétribuées. En pratique les frais occasionnés sont, selon l’hôpital, soit non facturés avec remise des médications, soit remboursés.

La donneuse doit être volontaire et peut se rétracter à tout moment, de même que son mari ou conjoint peut refuser qu’elle donne ses ovocytes. Elle doit déjà être mère et être âgée de moins de 36 ans au moment du don.

En France, le délai d’attente pour un don d’ovocyte va de 1 à 6 ans.

Les démarches pour la donneuse

Lors de la première consultation dans un centre spécialisé dans le don d’ovocyte, la donneuse pourra discuter de ce qui l’attend et poser toutes les questions qu’elle souhaite. Le médecin relève les antécédents médicaux et les caractères physiques (couleur de peau, cheveux et yeux, rapport poids/taille). La donneuse doit aussi passer un entretien avec un psychologue. Ces entretiens sont renouvelables à la demande. En fin de consultation, un imprimé d’accord, révocable à tout instant par l’un ou l’autre des deux membres du couple donneur, est proposé pour signature à la donneuse potentielle et à son conjoint. Elle se voit alors attribuer un numéro d’anonymat.

L’hospitalisation

La donneuse va subir une stimulation ovarienne similaire à celles des fécondations in vitro. Elle est réalisée par des injections sous-cutanées quotidiennes d’hormones et dure en moyenne 10 à 12 jours. Durant cette période, la donneuse est sous une surveillance hormonale et échographique pour surveiller la croissance des follicules et déclencher l’ovulation.
Cette surveillance demande une disponibilité de 3 à 4 demi-journées en moyenne au cours du cycle de stimulation. La ponction s’effectue sous échographie par voie vaginale avec une analgésie simple ou plus rarement une anesthésie générale. Le prélèvement dure moins de dix minutes, la surveillance consécutive environ trois heures. Il s’agit d’une hospitalisation de jour (entrée le matin, sortie en fin de matinée ou début d’après-midi).

On ne peut pas choisir sa donneuse

L’anonymat est garanti et le couple receveur ne peut pas choisir une donneuse. En revanche, la plupart des centres pratiquent l’appariement sur les caractères physiques principaux entre donneuse et receveuse : ethnie, couleurs des yeux et cheveux, rapport poids/taille, groupe sanguin…, en éliminant dans la mesure du possible le cumul de facteurs décelables de risque médico-génétique.

Le système du don relationnel

En France, il n’est pas possible de désigner une donneuse, même si une femme se propose d’aider le couple infertile. En revanche, un couple peut proposer une femme qui donnera ses ovocytes anonymement. Ces ovocytes seront donnés à un autre couple de façon anonyme. Si le couple qui a amené la donneuse ne bénéficie pas directement du don, il participe au réseau du don et aide un autre couple: c’est le système du don relationnel. Cette pratique permet de gagner quelques places dans la liste d’attente. Il suppose donc de trouver des donneuses et d’en parler autour de soi, ce qui peut s’avérer délicat pour certains couples qui se retrouvent alors bloqués dans la liste. Adhérer à une association permet parfois de trouver des donneuses.

Plus d’information sur: www.dondovocytes.fr

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